L'ÎLE DE LA RÉUNION - LE CAVADÉE

Passionnée par la photographie, j’ai rarement manqué le Thai Poosam Cavadee, célébré par les Tamouls.  C’est sans aucun doute, la plus spectaculaire et la plus haute en couleurs, parmi les cérémonies religieuses auxquelles j’ai assisté.

cavadee

Thai Poosam est célébré par les hindous du monde dans le mois tamoul de Thai (janvier – février), un jour de pleine lune, le jour de l’étoile Poosam. Cette année, la procession du dixième jour a eu lieu le samedi 8 février. Je ne vais pas rentrer dans les détails et me concentrer uniquement sur cette procession.

Dans l’archipel des Mascareignes, la communauté tamoule est importante alors, ce sont des milliers de fidèles qui participent à cette cérémonie pour laquelle le rose (fuchsia), couleur de la divinité, est omniprésente.

Les pénitents ont passé une bonne partie de la nuit à confectionner leur cavadee, cette arche fleurie qu’ils porteront plus tard sur les épaules.

Je me suis rendue à la procession de Saint-Louis, au bord de la Rivière Saint-Etienne. Les officiants purifient les lieux avant que les fidèles ne prennent le bain rituel, tout en priant et en revêtant des vêtements propres.

Sur une feuille de bananier, en hommage à Mourouga, ils déposent des offrandes : coco, bananes et autres fruits, baguettes d’encens, flacons de parfum, …

Certains se font transpercer les deux extrémités de la bouche par une large aiguille en argent ou, se font accrocher, à l’aide d’hameçons, des citrons sur le ventre ou le dos, par un prête ou quelques fidèles qui savent le faire. Ceux-ci enduisent la peau du pénitent d’un peu de cendre sacrée avant de le piquer avec des aiguilles d’argent.

Les aiguilles sont disposées comme des plumes pour représenter les traits du paon qui est le véhicule du dieu Soubramanian et l’homme qui porte le kavadi a l’aspect du paon. Tous ne le font pas et, certains seront baillonnés par un ruban rose afin de respecter leur voeu de silence. Les femmes porteront sur la tête une cruche d’eau parfumée au miel et au lait. 

Avant d’arriver au temple, certains pénitents chaussent des sabots de bois à clous. Les pénitents entrent au temple en marchant sur les genoux où on leur enlève leurs aiguilles.

Sabot de bois à clou. Le pénitent glisse les pieds.

Ils retirent ensuite les sinbou de lait attaché au kavadi et après en avoir versé un peu sur la statue de Ganèsh, ils distribuent le reste à l’assistance. C’est vraiment une journée haute en couleurs et pleine de ferveur.

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